Le 21 juin 2025, Lomé ne s’est pas contentée de célébrer la Fête de la Musique. Elle a ouvert grand ses artères à la jeunesse créative, aux cultures urbaines. Porté par l’audace et la passion, le Festival IYé Ma Rue Ma Musique a signé sa 8e édition avec panache, faisant de la capitale une véritable scène à ciel ouvert.Au centre de cette effervescence, un concours devenu emblématique : Street Vibes, vitrine des nouvelles expressions artistiques. Au terme d’une finale intense, c’est Thierry Komivi AMEGNAGLO, connu so us le nom d’Olgangema, qui a conquis le jury et le public, décrochant le titre convoité du LAUREAT STREET VIBES 2025 avec le grand de UN MILLION pour soutenir sa carrière artistique.

Des talents, une énergie collective
Durant plusieurs semaines, vingt-quatre finalistes issus de différents quartiers ont fait entendre leur voix. Leurs performances, tour à tour puissantes, sensibles, ont dessiné les contours d’une scène togolaise en pleine mutation. Le jury, composé de professionnels du spectacle, a évalué les artistes sur des critères exigeants : maîtrise vocale, capacité d’interprétation, présence scénique, créativité et impact émotionnel.
Si la compétition fut rude, c’est la sincérité et l’originalité d’Olgangema qui ont fait la différence.
Olgangema, un talent à suivre
Originaire d’Adakpamé, Olgangema incarne une génération qui transforme les fractures sociales en matière première artistique. Pour lui, cette victoire n’est pas seulement un aboutissement, c’est un point de départ :
« C’est une immense fierté de porter la voix de mon quartier, de ceux qu’on n’écoute pas toujours. Je ressens que quelque chose commence, et j’ai envie de travailler dur pour aller loin. »
Son authenticité, sa capacité à émouvoir et à faire vibrer la scène ont conquis les professionnels présents – dont plusieurs repèrent activement des artistes à soutenir.
Les coulisses d’un projet visionnaire
À l’origine de cette dynamique se trouve Elisabeth Apampa, promotrice du festival et voix incontournable de la scène culturelle et médiatique togolaise. Pour elle, le pari est double : offrir un espace d’expression aux jeunes artistes, mais aussi provoquer un dialogue entre générations, disciplines et territoires.
« Ce que nous faisons avec le Festival IYé Ma Rue Ma Musique, c’est aller là où l’industrie ne va pas. On cherche les talents, on leur donne des outils et un réseau pour grandir. Et on les place au centre. C’est ça, l’essence du projet. Mais c’est aussi pour nous un moment de partage avec les communautés de bases. »


