Sortir à Lomé ?
Le Festival Ayimolou s’achève ce 21 avril, quatre jours de célébration pour un plat national !
Lomé, 21 avril 2025 – Ce lundi marque la clôture du tout premier Festival Ayimolou, une célébration inédite qui, depuis quatre jours, anime encore la commune du Golfe 2 autour de ce plat emblématique à base de riz et de haricots. Depuis le 18 avril, familles, curieux, gastronomes et passionnés de culture togolaise se rassemblent pour vibrer au rythme de la musique, des saveurs locales et d’une ambiance festive.
Un plat du quotidien célébré comme un symbole national
L’Ayimolou a en effet des racines profondes dans la région de Sokodé, au nord du Togo. C’est un plat qui fait partie intégrante de la cuisine des Tem, un groupe ethnique majoritaire dans cette région.
À côté du football, de la musique ou danse, c’est peut-être ce plat de riz et haricots qui unit le plus les Togolais, toutes générations confondues. Consommé dès le petit-déjeuner ou à tout moment de la journée, l’Ayimolou est souvent accompagné de piment noir (ebesse fionfion), de sauce tomate, de viande, de poisson ou encore de wagashi, le fromage local. Simple, économique, mais riche en goût, il est le reflet d’une culture culinaire vivante et inclusive.
Le festival propose, depuis quatre jours, une immersion totale dans la culture togolaise, portée par une organisation dynamique et un public enthousiaste. On y retrouve :
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13 restauratrices venues de différents quartiers de Lomé pour faire découvrir leur version unique de l’Ayimolou.
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Des concerts, des animations interactives, et la participation d’animateurs du pays, assurant une ambiance constante.
Un événement communautaire
Ce festival dépasse le simple cadre gastronomique. Il devient un véritable lieu de rencontre, de partage et de transmission intergénérationnelle. Des familles entières, des touristes de passage, des personnalités locales ou encore de jeunes créateurs de contenu se croisent autour des marmites fumantes.
Une valorisation du patrimoine immatériel… et une idée pour l’UNESCO ?
Ce lundi, alors que nous vivons les derniers instants de cette édition, une évidence s’impose : l’Ayimolou mérite bien plus qu’un simple festival. Il incarne une mémoire collective, un symbole de la culture du vivre-ensemble au Togo.
C’est pourquoi, la rédaction de IYé Média, présente sur place, se permet de proposer que l’Ayimolou soit inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO. Sa portée sociale, sa transmission orale, sa simplicité nourricière et son ancrage quotidien en font un candidat naturel à cette reconnaissance mondiale. Il revient désormais aux autorités culturelles, aux acteurs du patrimoine et à la Commission nationale togolaise pour l’UNESCO de prendre en compte cette suggestion, en se basant notamment sur des événements comme ce festival pour documenter l’importance culturelle de ce plat.

